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Ose te retrouver quand tout s’effondre

2 juil. 2025
4 min de lecture

Quand tout change, le sens peut vaciller


Il y a des moments dans la vie où l’on perd pied. Pas nécessairement de façon spectaculaire, pas toujours dans un fracas. Parfois, c’est subtil. Parfois, c’est brutal. Mais le résultat est le même : quelque chose s’effondre, et avec cela, notre façon de nous définir.


Cela peut prendre la forme d’un burnout, d’une séparation, d’un licenciement, d’une faillite ou du départ des enfants de la maison. Parfois, il s’agit simplement d’un grand épuisement existentiel. Ce que nous faisions chaque jour, ce que nous pensions être, ce qui nous structurait… tout cela n’existe plus, ou du moins, ne tient plus de la même façon.


Et la question qui émerge est déroutante, presque inconfortable : qui suis-je, maintenant?



Quand notre identité est liée à ce qu’on fait


On ne réalise pas à quel point on s’identifie à ce qu’on fait, aux rôles qu’on occupe, jusqu’à ce qu’ils nous échappent. Il est tout à fait normal de s’être attachée à ces repères. Ils sont valorisés socialement. Ils donnent un sentiment d’utilité, de légitimité, parfois même de sécurité. Pendant des années, on peut se présenter comme “gestionnaire”, “maman à temps plein”, “cofondatrice”, “femme de…”, “celle sur qui on peut compter”. Ces identités se construisent à travers des responsabilités et des attentes, souvent avec fierté et engagement.


Mais lorsque ces rôles disparaissent ou changent, quelque chose d’inattendu se produit : le silence. Un flottement. L’impression d’être dans un entre-deux, où l’on ne sait plus très bien ce qui nous définit. Ce n’est pas parce qu’on ne vaut plus rien. C’est parce qu’on ne sait plus comment se nommer. Ce qu’on était ne tient plus. Ce qu’on devient n’est pas encore clair.



Une traversée difficile, mais révélatrice


Cette période, qu’on pourrait appeler une traversée ou un passage, n’a rien de confortable. Elle ne répond à aucune recette, ni à aucun calendrier. On peut ressentir de la perte, de la confusion, de la honte, un sentiment d’inutilité, parfois même de la panique. On peut aussi éprouver un profond besoin de solitude, de retrait, ou au contraire, une envie de tout changer sans savoir par où commencer. Et c’est normal. Ce sont des signes que quelque chose bouge en profondeur.


Ce type de crise n’est pas un échec. Ce n’est pas un moment à contourner ou à réparer. C’est souvent une étape nécessaire pour se réapproprier sa vie, au-delà des rôles et des attentes.


Il ne s’agit pas de redevenir celle qu’on était avant, mais d’apprendre à écouter celle qu’on est en train de devenir.



Revenir à soi sans se presser


C’est une période qui demande du temps, de la patience et de la présence. Il n’y a pas de raccourci. Ce que tu ressens est valable. Ce que tu questionnes est pertinent. Et ce que tu décides de transformer mérite d’être honoré.


Il peut être aidant, dans ces moments-là, de prendre un peu de recul et de se poser des questions non pas pour avoir des réponses immédiates, mais pour rétablir un lien avec soi.


Voici quelques questions qui peuvent ouvrir un espace de clarté :

  • Qui suis-je quand je ne remplis aucune fonction pour les autres?

  • Quelle part de moi est restée en veille toutes ces années?

  • Qu’est-ce qui m’attire, même si je ne sais pas encore pourquoi?

  • De quoi ai-je besoin pour me sentir ancrée, aujourd’hui?

  • Qu’est-ce que je tolère par automatisme, mais qui ne me nourrit plus?



Tu as le droit de changer


Ces questions ne sont pas là pour pointer des failles. Elles sont là pour te ramener à toi, doucement. Elles peuvent servir de point de départ à une exploration plus vaste : celle de ce que tu veux vraiment vivre maintenant, à partir de qui tu es, et non de ce que tu crois devoir être.


Tu as le droit de ne pas savoir. Tu as le droit de ralentir. Tu as le droit d’avoir été forte longtemps, et de ne plus vouloir porter cette armure. Tu as aussi le droit de changer d’idée, de chemin, de projet. Rien n’est figé. Tu n’as pas à retourner en arrière, ni à te réinventer en un claquement de doigts. Tu peux avancer un pas à la fois, à ton rythme, avec une seule intention : te rapprocher de ce qui résonne vraiment pour toi.



Retrouver ton propre rythme


Oser se retrouver, c’est reconnaître que ta valeur ne dépend pas de ton statut, de ton agenda ou du regard des autres. C’est faire de la place à une identité plus souple, plus ancrée, plus libre. C’est honorer la femme que tu es, même dans l’incertitude.


Si tu traverses ce genre de moment flou ou instable, sache que tu n’as pas à le faire seule. Parler de ce qui émerge, mettre des mots sur ce que tu ressens, être écoutée sans jugement, peut déjà transformer beaucoup.


Je t’offre un espace pour le faire, si tu sens que c’est le bon moment. Un espace pour t’écouter, te reconnaître et te remettre au centre.


Mylène

 
 
 

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